Le Domaine

le domaine hier

Les Davids, un patronyme ancré dans l’histoire locale

Sur la carte de Cassini, établie fin du XVIIIe siècle, une petite maison et un nom : “Les Davids”. Au siècle suivant, le nom devient “Sinety”, sans autres précisions…

Viens est un village médiéval en Luberon. Au pied de sa tour, l’on profite du point de vue magnifique sur les premiers contreforts des Alpes. À gauche, les terres des Davids et Treimars semblent une oasis dotée d’alluvions, d’eau et d’un belle exposition. Dès le XVIe siècle il est fait mention du domaine. Implantée en pays d’Apt, une famille noble d’origine italienne, les Sinety, y croise des Vaudois, les Davids.

le domaine hier

De Sinety à Davids

Sans doute les Davids y cultivaient-ils la vigne pour le compte des Sinety. L’origine en remonterait à Serge Sinetti installé à Apt en 1442, sous la protection du roi René.

Son arrière-arrière-petit-fils, François Sinety, est ‘seigneur de Tregmas’ (Treimars). Cinq générations d’écuyers plus tard, sa descendante vend le domaine en 1857 à Maurice Richaud. En 1896, il divisera entre ses deux fils, « un domaine rural situé à Sinety, quartier de Treimars, dit les Davids… ».Voici les deux noms fusionnés…

Les descendants de Maurice Richaud vendent les terres à la famille Roux dont les héritiers y élèvent encore brebis et agneaux en 1970.

la terre se réveille

Au départ, une terre, une conversion bio, une vigne, retour aux sources

Quand en 2000 les Davids deviennent la concrétisation d’un rêve de terre, d’un besoin d’ancrage et de retour aux sources, c’est aussi le projet d’une terre de viticulture et de polyculture biologique aux confins des monts du Luberon qui prend naissance.L’herbe y est rase, les terres vastes, de-ci de-là un arbrisseau a échappé aux chèvres et aux moutons. Mais le vallon est doux, l’eau en son centre scintille comme une promesse d’abondance et si les ruisseaux n’y coulent plus à torrent on y sent la richesse des alluvions, les promesses d’une terre préservée. La bâtisse est belle, simple et solide, protégée du soleil par quatre platanes centenaires. Très vite la durabilité et le respect de la biodiversité deviennent une priorité ?: nourrir cette terre qui nous nourrit, planter des haies entre les parcelles, travailler la terre en polyculture pour privilégier les circuits courts, réintroduire des variétés anciennes dans les vergers, aimer la nature et la respecter. Et y planter la vigne… Les premières parcelles de Syrah soufflent leurs 4 ans quand débutent les premières vendanges à la main. Une première cuvée naît et sera baptisée Les Dernières Terres, à l’image de son coteau  préservé à l’extrémité du Vaucluse.

le domaine aujourd’hui

Une exploitation parvenue à maturité

Aujourd’hui, Les Davids a atteint sa maturité. Viennent s’y ajouter les terres voisines d’Autet, un nouveau projet d’envergure qui ajoutera dix hectares de terres pour les vignes, entourées de bois de pins parasols. Ensemble, ces terres forment un écrin de biodiversité, soutenu à la fois par un travail en polyculture biologique et un projet d’agroforesterie. Protégé des maladies grâce à sa forme en cuvette et ses coteaux boisés, le domaine bénéficie en outre d’un microclimat sous double influence alpine et méditerranéenne lui conférant une qualité unique.

Biodiversité

Une auto-protection savamment équilibrée

Au creux du Domaine, trois étangs récoltent les eaux de ruissellement grâce aux fossés végétalisés. La source sauvage alimente depuis cinq cents ans l’ancien lavoir qui borde la cour des Davids. Son trop-plein se déverse dans le fossé qui mène à la première retenue d’eau. Un maillage d’arrosage par gouttes à gouttes apporte l’eau là où elle est nécessaire. Tous ces aménagements ont construit le Domaine, dans le respect et pour la biodiversité. Il s’en nourrit et la nourrit.Il témoigne aujourd’hui de l’importance de la polyculture en agriculture biologique.

la main de l’homme

« L’agriculture biologique aux Davids n’est pas une finalité, mais une évidence tant notre terroir est sauvage et préservé »

Aristide Furrasola – Responsable de production aux Davids